Pour la photo, je ne suis pas entièrement satisfaite, je cherche encore. Et j'hésite avec le beau blond de Lost aussi. ..;
.Si j'étais un mec, je pourrais rendre les coups. J'aurais qu'à serrer le poing, et le balancer bien fort, juste en plein dans la tronche du premier connard qui me chercherait d'un peu trop près, au lieu d'avoir à chercher une réplique intelligente. Pareil, quand un autre regarderait ma copine, j'aurais pas à tenter de masquer ma jalousie, pas à imaginer les pires coups bas, non, je taperais bien haut. Je lui péterais le nez, et on en parlerait plus.
J'pourrais matter une jolie fille et me conduire comme un porc, ça ne serait même pas grave, on me le passerait, défaut inhérent à ma condition masculine. J'pourrais dire des choses sales, j'pourrais même les crier dans la rue, personne n'en aurait rien à battre. Ca serait juste normal. Si j'étais un mec, je conduirais une voiture, n'importe la quelle, et dans la rue, je ralentirais dès que je verrais un individu de sexe féminin. Arrivé assez près pour bien la voir, assez loin pour pas qu'elle me reconnaisse, je klaxonnerais. En me fendant la poire.
Qu'elle ait douze ans ou fasse du 48 ne m'arrêterait pas. Je baisserais la vitre. Et j'ajusterais mon tir. La bonnasse, ou le thon. Qu'elle chiale, je m'en foutrais pas mal. Je serais le roi du monde, et plus je gueulerai fort, plus je me persuaderai que j'ai des couilles en or. Des gigantesques couilles en or.
Si j'étais un mec, j'aurais pas mal, je ne serrerais pas les dents pour pas chialer. Je chialerais pas, j'aurais pas appris. Comme je l'ai dit, j'irai lancer mes poings dans les gens, à défaut dans des murs. J'aurais pas mes règles, pas les ovaires à l'envers. J'aurais plus peur de rien.
J'ferais attention à moi, mais je ferais surtout gaffe à pas le montrer. J'aurais l'air un peu sauvage, et le soir venu, quand j'en ramènerais une dans mon pieu, une qu'aura juste assez bu pour oublier qu'elle fait pas ça d'habitude, j'la secouerai tellement qu'elle fera quand même un peu semblant de riposter. Non, non, non, qu'elle couinera. Sauf que j'serais tellement bon que deux minutes après, elle me supplierait d'aller plus fort, encore. Toujours. Et ça me ferait marrer, toujours. Parce que toujours, connaitrais pas. Elle le saurait pas encore, mais à peine vidé, j'la ferais dégager. J'lui ferais des trucs tellement dingue rien qu'avec mes doigts et ma langue, qu'elle oublierait son nom et se sentirait obligée de mettre toutes ses copines au courant. J'serais qu'un sale enfoiré, et putain, ça me ferait bander de penser que le lendemain, toute la ville serait au courant. J'le raconterais à tout va, et j'me gratterais les couilles en même temps. Oh j'leur dirais à quel point elle était chaude, ma salope. Une bonne bière entre les mains. Et j'recommencerais, le soir même. J'en aurais rien à battre de rien, j'aurais plus jamais mal aux seins, j'aurais plus jamais mal tout court.