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"If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door "
« La façon très libre dont (Gus Van Sant) mêle archives et fiction est remarquable, tout comme l'économie des moyens qui évite une reconstitution trop ostentatoire. » (Télérama). Le Parisien souligne le fait que « le metteur en scène s'éloigne de la veine contemplative cultivée ces dernières années [...] pour signer un film plus classique, plus hollywoodien ». Pour Libération, « Milk est moins un film militant, un film de famille, qu'un film politisé. D'une part, parce qu'il montre et démontre les coulisses du show politique. D'autre part, parce qu'il ne parle pas tant à une communauté qu'au reste du monde. » Le Nouvel Observateur regrette que Gus Van Sant «se laisse rattraper par les conventions du biopic, voire ses facilités», mais a apprécié «la subtilité des rapports entre les personnages et la force de l'interprétation, dont celle de Sean Penn, aussi téméraire qu'éblouissante de vérité»
Justement, côté interprétation, Sean Penn ne reçoit que des éloges : "Prodigieux [...] magistral, il a effectué un travail pour ressembler physiquement à Harvey Milk, épousé sa gestuelle, imité son rire, jusqu'à disparaître quasi entièrement derrière son modèle. » (Studio Ciné Live). « Dûment oscarisé le 22 février, l'acteur a trouvé ici l'un de ses meilleurs rôles, en même temps qu'une nouvelle cause à défendre » (Le Parisien), et Première souligne la « performance stupéfiante de Sean Penn. Grâce à lui, aux interprétations aiguisées de Josh Brolin et de James Franco, à la photo renversante de d'Harris Savides et à la puissance discrète de la mise en scène de Gus Van Sant, Harvey Milk se voit comme du petit lait ». « Les acteurs sont pour beaucoup dans l'enthousiasme turbulent que dépeint et suscite le film.» (Télérama)


